Marie-Germaine Bousser

Marie-Germaine Bousser
Marie-Germaine Bousser en 2024.
Biographie
Naissance

Choisy-le-Roi
Nom de naissance
Marie-Germaine Madeleine Jeanne Bousser
Nationalité
française
Activités
Neurologue, maître de conférences, chercheuse
Autres informations
Membre de
Académie catholique de France
Distinctions
Brain Prize ()
Liste détaillée
Chevalier de la Légion d'honneur‎ (-)
Officier de l'ordre national du Mérite (-)
Officier de la Légion d'honneur‎ (-)
Commandeur de la Légion d'honneur‎ ()
Grande officière de l'ordre national du Mérite ()
Brain Prize ()

Marie-Germaine Bousser, née le à Choisy-le-Roi, est une neurologue française connue pour ses travaux dans le domaine maladies cérébrovasculaires et notamment sa découverte, en 1993, d'une maladie génétique touchant les artères du cerveau, le CADASIL.

Biographie

En 1972, Marie-Germaine Bousser sort diplômée de la faculté de médecine Pitié-Salpêtrière. Elle y enseigne la neurologie à partir de 1981, avant d'intégrer l'université Paris VII-Diderot[1].

Bousser dirige le service de neurologie de l'hôpital Saint-Antoine entre 1989 et 1997, puis celui de l'hôpital Lariboisière[1],[2]. Elle fait partie de l'unité de recherche INSERM U740, spécialisée dans l'étude des maladies génétiques vasculaires cérébrales[1],[2].

Marie-Germaine Bousser est l'auteur de plus de 400 articles scientifiques. Ses travaux, consacrés aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) et aux migraines, lui valent une reconnaissance internationale[2],[3]. Avec la généticienne Élisabeth Tournier-Lasserve, elle découvre une maladie génétique, désignée par l'acronyme CADASIL. La découverte est publiée en 1993 dans la revue scientifique Nature Genetics[2],[3].

En 2005, Marie-Germaine Bousser est appelée au chevet de Jacques Chirac, après son accident vasculaire cérébral. Valérie Biousse, qui fut longtemps son élève avant d'émigrer aux États-Unis, dit d'elle : « Elle pouvait mettre sur le même plan aide-soignante et agrégé, donner autant de temps au SDF qui arrivait par hasard après un accident à la gare du Nord qu'aux célébrités qui venaient chercher son avis. »[4]

Elle prend sa retraite en 2012, et continue de donner des conférences[3].

Distinctions

Prix

  • Le grand prix de recherche Claude Bernard de la ville de Paris est attribué à Marie-Germaine Bousser en 2000.
  • Elle reçoit le prix Johan Jakob Wepfer de l'European Stroke Conference en 2008[2].
  • Elle est lauréate du Brain Prize de la Fondation Lundbeck en 2019[5].

Décorations

  • Commandeur de la Légion d'honneur Commandeure de la Légion d'honneur Marie-Germaine Bousser est faite chevalière de la Légion d'honneur le [6]. Elle est promue officier [7], puis commandeur en [8].
  • Grand officier de l'ordre national du Mérite Grande officière de l'ordre national du Mérite Elle est directement élevée à la dignité de Grande officière par décret du [9], alors qu'elle n'était qu'officière de l'ordre depuis le [2].

Ouvrages

  • Marie-Germaine Bousser et Jean-Louis Mas, Accidents vasculaires cérébraux, Rueil-Malmaison, Doin, coll. « Traité de neurologie », , 1225 p. (ISBN 978-2-7040-1258-9)
  • L'aspirine, pour ou contre ?, vol. 81, Le Pommier, coll. « Les Petites pommes du savoir », , 63 p. (ISBN 978-2-7465-0279-6)
  • Marie-Germaine Bousser, Anne Ducros et Hélène Massiou, Migraine et céphalées, Doin, coll. « Traité de neurologie », , 521 p. (ISBN 978-2-7040-1183-4)

Références

Liens externes

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