Hyacinthe Vincent

Hyacinthe Vincent
Fonction
Président
Académie des sciences
-
Georges Perrier
Ernest Esclangon
Biographie
Naissance

Bordeaux
Décès
(à 87 ans)
7e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, tombeau de Vincent (d)
Nationalité
française
Activités
Professeur d'université, médecin
Autres informations
A travaillé pour
Collège de France (-)
Faculté de médecine d'Alger
Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce
Membre de
Distinction
Grand-croix de la Légion d'honneur‎
Archives conservées par
Service historique de la Défense (GR 15 YD 585)[1]
Vue de la sépulture.

Hyacinthe Jean Vincent, né à Bordeaux le et mort à Paris le , est un médecin français, connu principalement pour ses travaux sur la fièvre typhoïde et la gangrène gazeuse.

Biographie

Hyacinthe Vincent est le fils d'un marchand boucher bordelais, Gustave Vincent, installé cours Portal à Bordeaux, et d'Anne Manbourguet. La famille Vincent est une vieille famille des Hauts-de-Gironde dans la région de Lapouyade.

Médecin général inspecteur de l'armée, il est affecté à l'École militaire du dey d'Alger. Hyacinthe Vincent y découvre le bacille Fusiformis fusiformis qui, associé à des spirilles, est à l'origine de l'angine ulcéro-membraneuse, généralement unilatérale, appelée « angine de Vincent[2] ».

Professeur agrégé au Val-de-Grâce et au Collège de France, titulaire de la chaire d'épidémiologie, il vaccine avec succès, en 1912, grâce à son éthérovaccin, le contingent français d'Afrique du Nord contre la fièvre typhoïde. Ce vaccin avait été mis au point en 1896 par Almroth Wright en Angleterre et, en 1909, par André Chantemesse et Hyacinthe Vincent en France. Juste avant la Première Guerre mondiale, une loi du impose la vaccination T.A.B. (vaccination contre la typhoïde et les paratyphoïdes A et B) et sauve l'armée française en supprimant presque totalement les cas de fièvre typhoïde. On lui doit aussi la découverte du vaccin contre la gangrène gazeuse.

Les maréchaux Joffre et Foch lui rendent hommage. Membre de l'Académie de médecine, il est élu membre de l'Académie des sciences en 1922.

Hyacinthe Vincent est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (21e division) à Paris.

Décorations

  • Grand-Croix de la Légion d'honneur
  • Médaille militaire
  • Cité à l'Ordre de la Nation

Hommages

  • Un timbre est édité à son effigie en 1962.
  • Plusieurs rues, places, hôpitaux (Centre hospitalier des armées Hyacinthe-Vincent à Dijon, aujourd'hui désaffecté), portent son nom. Ainsi il existe depuis 1954 une rue du Professeur-Hyacinthe-Vincent dans le 14e arrondissement de Paris.
  • Son nom est donné à l'une des trois facultés de médecine de l'université Bordeaux-II.

Notes et références

  1. « https://francearchives.fr/fr/file/ad46ac22be9df6a4d1dae40326de46d8a5cbd19d/FRSHD_PUB_00000355.pdf »
  2. Appelée aussi gingivite de Vincent, gingivite nécrosante, gingivite ulcéreuse, gingivite ulcéreuse nécrosante, gingivite ulcéro-nécrotique, maladie de Vincent ou stomatite ulcéreuse.

Voir aussi

Bibliographie

  • Les illustres de Bordeaux : catalogue, vol. 1, Bordeaux, Dossiers d'Aquitaine, , 80 p. (ISBN 978-2-84622-232-7, présentation en ligne)

Liens externes

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