Roger Guillemin

Roger Guillemin
Roger Guillemin vers 1975.
Fonction
Directeur de recherche au CNRS
à partir de
Biographie
Naissance

Dijon
Décès
(à 100 ans)
San Diego (États-Unis)
Nom de naissance
Roger Charles Louis Guillemin
Nationalités
américaine
française
Domicile
États-Unis
Formation
Université de Montréal (doctorat)
Université Bourgogne-Europe
Lycée général et technologique Carnot de Dijon
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Salk Institute for Biological Studies (à partir de )
Collège de France (à partir de )
Membre de
Académie américaine des sciences
Académie nationale de médecine
Association américaine pour l'avancement des sciences
Académie américaine des arts et des sciences
Académie des sciences
Académie serbe des sciences et des arts
Distinctions
Prix Albert-Lasker pour la recherche médicale fondamentale ()
Prix Nobel de physiologie ou médecine ()

Liste détaillée
Prix Gairdner ()
Prix Albert-Lasker pour la recherche médicale fondamentale ()
National Medal of Science ()
Prix Nobel de physiologie ou médecine ()
Prix Dickson de médecine ()
Doctorat honoris causa de l'université de Dijon ()
Docteur honoris causa de l'université de Chicago ()
Docteur honoris causa de l'université du Manitoba ()
Docteur honoris causa de l'Université Claude-Bernard-Lyon-I ()
Docteur honoris causa de l'Université Laval ()
Doctorat honoris causa de l'université de Franche-Comté ()
Commandeur de la Légion d'honneur‎ ()
Docteur honoris causa de l'université de Sherbrooke
Docteur honoris causa de l'université autonome de Madrid
Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences

Roger Charles Louis Guillemin, né le à Dijon (Côte-d’Or) et mort le à San Diego (Californie), est un endocrinologue français naturalisé américain en 1965.

Il reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1977, en même temps qu'Andrew Schally et Rosalyn Sussman Yalow pour sa contribution à la connaissance des neurohormones.

Biographie

Jeunesse et formation

Roger Guillemin est le fils d'un mécanicien dijonnais, Raymond Guillemin (1890-1973) et de Blanche Rigollot (1900-1992).

Après des études secondaires au lycée Carnot de Dijon, il commence ses études de médecine en 1943 à la faculté de médecine de Dijon alors en pleine occupation[1], et les termine à celle de Lyon dont il sort dipômé en 1949[2], après une année de remplacements de médecin généraliste à Saint-Seine-l'Abbaye[3]. Il s'oriente ensuite vers l'endocrinologie, influencé par ses professeurs P. Étienne-Martin et J. Charpy, et assiste à Paris à des conférences de Hans Selye sur le stress[3].

Il rejoint ensuite, à l'Université de Montréal, l'institut de chirurgie et médecine expérimentales de Hans Selye, alors âgé de 43 ans et soutient sous sa direction une thèse de science[4].

Carrière scientifique

Il poursuit sa carrière aux États-Unis au Baylor College of Medicine (Houston, Texas) où il enseigne la physiologie pendant 17 ans, de 1953 à 1970.

En 1960, il revient en France comme directeur associé du département d'endocrinologie expérimentale du Collège de France, puis comme directeur de recherche au CNRS à Paris.

En 1968, il repart aux États-Unis, au Baylor College of Medecine, puis en 1970, au Salk Institute (à San Diego en Californie) où il participe à la création du laboratoire de neuroendocrinologie. Il a été président par intérim du Salk Institute à La Jolla.

Il est membre du Conseil de la Société américaine d'endocrinologie de 1969 à 1973 et est élu membre de l'Académie des sciences américaine en 1974.

Par la suite, il est nommé scientifique émérite au Whittier Institute for Diabetes and Endocrinology, à La Jolla, et professeur à l'université de Californie à San Diego.

Retraité du Whittier Institute après 1994, Roger Guillemin reste conférencier international et conseiller scientifique auprès de l'industrie.

Il signe avec d'autres prix Nobel une pétition demandant à une délégation du Comité des droits de l'enfant des ONU de rendre visite à un enfant tibétain assigné à résidence en Chine depuis 1995, à savoir Gendhun Choekyi Nyima, reconnu comme le 11e panchen-lama par le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso[5].

Réalisant le lien entre les arts et les sciences, Roger Guillemin poursuit une carrière de peintre depuis 1989. Son épouse Lucienne est morte centenaire en 2021.

Roger Guillemin meurt au début de l'année 2024 à San Diego peu de temps après son centième anniversaire[6].

Apport scientifique

En 1975, Roger Guillemin reçoit un prix Albert-Lasker pour la recherche médicale fondamentale. Il devient prix Nobel de physiologie ou médecine en 1977 (avec Andrzej Wiktor Schally et Rosalyn Yalow) pour leurs découvertes des neurohormones {production de peptide hormones par le cerveau}, avec en particulier l'identification de la TRH et de l'hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (GnRH) et de son rôle dans la libération de l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et de l'hormone lutéinisante (LH).

Les recherches du professeur Guillemin ont permis de mettre en évidence les relations entre le système nerveux central et les grandes fonctions endocriniennes. Ses travaux ont conduit à un essor considérable de la neuroendocrinologie en ouvrant un champ exploratoire entièrement nouveau.

Honneurs et distinctions

Prix
Décoration
  • Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur (2014). Officier en 1984[7],[8].
Sociétés savantes
  • 1974 : membre de l'Académie nationale des sciences
  • 1977 : membre de l'Académie américaine des arts et des sciences
Doctorats honoris causa

Roger Guillemin reçoit plusieurs doctorats honoris causa :

  • Université de Chicago [9]
  • Université de Bourgogne ()[10]
  • Université du Manitoba ()[11]
  • Université de Franche-Comté ()[12]
  • Université Laval en Sciences ()[13]
  • Université autonome de Madrid
  • Université de Sherbrooke[14]

Notes et références

  1. (en) Guillemin R., « Roger Guillemin - Biographical », sur nobelprize.org, site officiel du Prix Nobel, (consulté le )
  2. Jean-Yves Nau, « Roger Guillemin, la recherche sans confort », Le Monde, (lire en ligne)
  3. 1 2 Conférence de Roger Guillemin à Minatec (Grenoble) le 12 décembre 2012
  4. Squire 1998, p. 98.
  5. « Panchen Appel » (version du sur Internet Archive).
  6. (en) Nicholas Wade, « Roger Guillemin, 100, Nobel-Winning Scientist Stirred by Rivalries, Dies », New York Times, (lire en ligne)
  7. Décret du 31 décembre 2014 portant promotion
  8. Promotion de janvier 2015 de la Légion d'honneur.
  9. (en) « Past Honorary Degree Recipients », sur uchicago.edu (consulté le ).
  10. CHARLES MARQUÈS., « Le professeur Guillemin dénonce l' " esprit " de chapelle " dans certaines universités », Le Monde, (lire en ligne).
  11. https://www.worldcat.org/title/university-of-manitobas-105th-annual-convocation-1984/oclc/184756576
  12. Arrêtés du 20 novembre 1998 conférant le titre de docteur honoris causa
  13. « L'Université décernera neuf doctorats honorifiques », sur ulaval.ca (consulté le ).
  14. « Guillemin », sur usherbrooke.ca via Internet Archive (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Larry R. Squire (dir.), The History of Neuroscience in Autobiography, vol. 2, San Diego, Academic Press, (ISBN 0-12-660302-2, lire en ligne), chap. 4 Roger Guillemin »), p. 96-131. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Catherine Rivier, « Roger Guillemin (1924–2024) : Father of neuroendocrinology », Science, vol. 384, no 6691, , p. 35 (DOI 10.1126/science.adp0647 Accès libre)

Liens externes

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