Raymond Bolzinger

Raymond Bolzinger
Biographie
Naissance

Ogy
Décès
(à 82 ans)
Metz
Nom de naissance
Raymond François Louis Bolzinger
Nationalité
française
Formation
Faculté de médecine de Strasbourg
Université de Lyon
Université de Strasbourg
Activité
Médecin militaire
Autres informations
Membre de
Académie nationale de Metz ()
Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine
Société française d'histoire de la médecine (d)
Société d'histoire naturelle de la Moselle
Conflits
Guerre du Rif
Seconde Guerre mondiale
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur‎
Médaille d'honneur des épidémies
Archives conservées par
Service historique de la Défense (GR 15 YD 1385)[1]

Raymond Bolzinger est un médecin général né le à Saint-Agnan (Moselle) et mort le à Metz.

Biographie

Né à l'époque de l'annexion allemande le au lieu-dit Saint-Agnan (commune d'Ogy)[2], dans le district de Lorraine, d'un père bilingue originaire de Metzervisse et d'une mère originaire de Goin ou Verny[2]. Il passa ensuite une bonne partie de sa jeunesse dans le village de Scy à partir de 1910.
Un de ses frères, notaire de métier, fut maire d'Albestroff et conseiller général[2].

Études

Il fit ses études à la faculté de médecine de Strasbourg. Inscrit au P.C.N. de la faculté des Sciences, passa en 1920 le concours d'entrée à l'Ecole du service de santé militaire de Lyon, puis continua l'essentiel de ses études universitaires à Strasbourg[2]. Auteur d'une thèse sur la radioactivité des eaux minérales en 1924, fut ensuite stagiaire au Val de Grâce et à l'Institut Pasteur de Paris. Sa vocation l'orienta vers l'étude de la bactériologie, de l'épidémiologie et de l'hygiène. Des spécialités pour lesquelles il avait obtenu plusieurs diplômes à la Faculté de médecine de Lyon[2].

Carrière

Médecin aide-major de 1re classe au 2e bataillon de chasseurs qui rejoignit avec son unité les troupes du Maroc participant aux dernières opérations de la guerre du Rif[2]. Affecté ensuite en 1931 comme médecin-chef du 30e Régiment de dragons en garnison à Borny. Devint chef du laboratoire central du service des contagieux à l'hôpital militaire Legouest de Metz pendant six ans. Engagé dans la résistance en 1943, il fut arrêté et mis en captivité par la police allemande du 1er octobre au [2].

En 1944, alors médecin lieutenant-colonel, après avoir assuré la chefferie de différents hôpitaux de campagne installés en territoire allemand, il reçoit la direction du laboratoire central de la 1re armée installée à Tubingen. En 1948, fut médecin chef de l'hôpital militaire Legouest à Metz et sous-directeur du service de santé de la VIe région militaire[2]. Puis après avoir été sous-directeur du service de santé des Forces françaises d'Allemagne en 1953, il reçut en 1956 la direction des services de santé des Forces françaises en Allemagne, c'est alors qu'il fit construire à Buhl l'hôpital complémentaire d'armée Francis-Picaud.
Nommé médecin général en , fut affecté ensuite à la Direction des services de santé de la VIe région militaire à Metz en 1959. Pour finir, il s'installa à Metz lorsqu'il prit sa retraite[2].

Fonctions

  • Membre fondateur et président de la Société des sciences médicales de la Moselle[2]
  • Vice-président et membre honoraire de la Société d'histoire naturelle de la Moselle[2]
  • Membre de la Société française d'Histoire de la médecine et de la Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine[2]
  • Membre du Conseil départemental d’hygiène et de la Commission de la prévention routière[2]
  • Président du Comité départemental de la Ligue anti-cancéreuse[2]
  • Président du Conseil d'administration de l'hôpital Belle-Isle[2]

Distinctions et récompenses

  • médaille d'honneur des épidémies[2]
  • médaille de la Santé Publique[2]
  • médaille du service volontaire[2]
  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur[Quand ?][2]
  • médaille de vermeil du service de santé militaire[2]
  • décorations espagnoles et marocaines (campagne du Rif)[2]

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Antoine Sutter, «  Le médecin général Bolzinger, de Saint-Agnan  », dans La vie dans le Canton de Pange aux Portes de Metz, Metz, Le Lorrain, , 246 p. (lire en ligne), p. 220
  • Jean-Marie Rouillard, « Éloge funèbre du Médecin Général Raymond Bolzinger », Mémoires de l'Académie nationale de Metz, Académie nationale de Metz, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

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