Pierre Joseph Macquer

Pierre Joseph Macquer
Biographie
Naissance

Paris
Décès
(à 65 ans)
Paris
Formation
Université de Paris
Activités
Chimiste, physicien, médecin
Fratrie
Philippe Macquer
Autres informations
A travaillé pour
Manufacture nationale de Sèvres (-)
Jardin du roi
Membre de
Académie des sciences de Turin ()
Académie des sciences
Académie royale des sciences de Suède
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
Maître
Guillaume-François Rouelle
Influencé par
Buffon
signature de Pierre Joseph Macquer
Signature

Pierre Joseph Macquer, né à Paris le où il est mort le , est un médecin et chimiste français.

Biographie

Professeur de chimie et de pharmacie au Jardin des plantes de Paris et membre de l'Académie des sciences, Macquer est connu surtout pour son opposition à Antoine Lavoisier.

Il introduit à la manufacture de Sèvres en 1768 la fabrication de la porcelaine de Saxe. Il devient directeur du Pensionnaire de l’académie royale des services en 1774. Censeur royal, il travaille avec Antoine Baumé, apothicaire à Paris, et Lavoisier avec qui, ils mettent au point le verre ardent, premier four solaire. Passionné des sciences, c’est comme chimiste de la manufacture de Sèvres qu’il se distingue particulièrement. Il est chargé par le roi de retrouver la porcelaine dure dont le secret est jalousement gardé par les Chinois. Il étudie, avec son ami Baumé, l'art du teinturier en soie pour le compte de la manufacture des Gobelins et c'est dans sa propriété de Clairefontaine, à Gressy-en-France où il avait installé son laboratoire et un jardin botanique, qu'il fait ses premiers essais. C'est à Gressy, où il séjournait la moitié de l'année, qu'il conçut et rédigea la plupart de ses ouvrages et écrits scientifiques. Y vinrent le visiter certains personnages du monde des sciences, comme Baumé, Cadet, Lavoisier et Tillet.

Entre 1749 et 1752, ses recherches porteront plus directement sur le « bleu de Prusse »[Note 1] et le « rouge cochenille ». Par ses travaux, il se fera remarquer du chimiste Jean Hellot de la Manufacture de Vincennes, qui le prendra comme adjoint de 1757 à 1766. À la mort de Jean Hellot, il lui succédera, en qualité de commissaire des teintures au Bureau du commerce[1].

Ses ouvrages ont été longtemps des textes de référence, son Dictionnaire de la chymie est notamment le premier ouvrage à reprendre les notions chimiques par ordre alphabétique.

Dans les années 1770, il a pour élève le médecin suisse Louis Odier, qui prépare les bases de la contribution suisse aux tables de la mortalité.

Il est le frère de Philippe Macquer, un historien.

Principales publications

Notes et références

Notes

  1. en remplacement du pastel et de l'indigo

Références

  1. Christine Lehman, « Les lieux d’activité du chimiste Pierre-Joseph Macquer (1718-1784) : laboratoires et instruments », sur cairn.info (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • Nicolas de Condorcet, Éloge de M. Macquer, dans Histoire de l'Académie royale des sciences - Année 1784, Imprimerie royale, Paris, 1786, p. 20-30 (lire en ligne)

Article connexe

  • Liste des membres de l'Académie royale des sciences

Liens externes

  • icône décorative Portail de la chimie
  • icône décorative Portail de la médecine
  • icône décorative Portail du royaume de France
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons – Attribution – Partage à l’identique. Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.