Jean-Eugène Dezeimeris

Jean-Eugène Dezeimeris
Jean-Eugène Dezeimeris,
portrait dessiné par Aimé de Bayalos,
lithographie, Galerie des Représentants du Peuple, 1848.
Fonction
Député français
Deuxième circonscription de la Dordogne
-
Biographie
Naissance

Villefranche-de-Lonchat
Décès
(à 52 ans)
Ancien 10e arrondissement de Paris
Nationalité
française
Activités
Homme politique, historien de la médecine, médecin, bibliothécaire
Œuvres principales
Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne (1828) (d)
signature de Jean-Eugène Dezeimeris
Signature de Dezeimeris sur son portrait dans la galerie des représentants du peuple (1848).

Jean-Eugène Dezeimeris, né le à Villefranche-de-Lonchat – décédé le [1] à Paris, est un historien de la médecine et bibliographe français. Médecin lui-même, il contribue aussi à l'agronomie et siège deux fois comme député[2],[3].

Biographie

Destiné à la médecine par sa famille, Dezeimeris étudie à Bordeaux, puis à Paris. Mais il est « porté plutôt vers les recherches historiques et littéraires de la médecine que vers les choses pratiques de l'art médical[4] » (il bouquine des livres de médecine plutôt que de faire ses études). Aussi atteindra-t-il la trentaine sans être médecin.

Un concours établi par testament par Louis-Jacques Moreau de la Sarthe pour le meilleur élève de littérature et de philosophie médicales lui donne sa chance. Il hérite de la moitié de la bibliothèque du professeur et son nom sort de l'ombre ; de plus on le charge du catalogue par ordre de matières de la bibliothèque de la faculté de médecine (travail qui ne sera jamais achevé). Il devient sous-bibliothécaire en 1830, puis bibliothécaire en 1836 (cela correspondrait aujourd'hui à la direction de la partie « médecine » de la Bibliothèque interuniversitaire de santé, « biuSanté »). L’œuvre qui lui a donné sa notoriété (le Dictionnaire) a d'ailleurs commencé à paraître (1828) et il est devenu médecin avec une thèse sur l'orientation que doit prendre, selon lui, l'histoire de la médecine.

Il collabore à une nouvelle édition du monumental Dictionnaire de médecine de Nicolas-Philibert Adelon, donnant, outre des indications bibliographiques jusqu'au 14e volume, des notices historiques remarquées[5]. Avec sa facilité de plume et son don de polémiste habituels il multiplie aussi les démarches pour que soit recréée (elle a été supprimée deux fois[6]) une chaire d'histoire de la médecine. Il échoue (et ne sera pas le titulaire de cette chaire).

Il fonde alors avec Émile Littré la revue médicale L'Expérience, à laquelle il consacre beaucoup de travail. Il la dirige d'abord avec Littré, puis seul à partir du premier semestre de 1840. Dezeimeris, qui n'a lui-même que peu d'expérience médicale, s'y montre — en accord avec ses propres principes philosophiques — très soucieux de la pratique et de l'expérience.

Mais l'intérêt de Dezeimeris se porte alors ailleurs, « vers l'agriculture et l'économie politique[7] ». Il y reste attaché à des principes pragmatiques ; il introduit une nouvelle méthode d'assolement qui multiplie le revenu du cultivateur. Cela lui ouvre une carrière politique : il est député de la Dordogne de 1842 à 1846 et de 1848 à 1849 ; il siège à gauche[3].

Il tombe malade du foie à la fin de 1851 et meurt en [1]. Il était le père de Reinhold Dezeimeris[8] (1835–1913), érudit et politique[9].

Œuvres

Sélection

Philosophie de l'histoire de la médecine

Le Dictionnaire

  • Jean-Eugène Dezeimeris, Charles-Prosper Ollivier d'Angers[10] et Jacques Raige-Delorme[11], Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, Paris, Béchet jeune, 1828 (t. 1), 1834 (t. 2), 1836 (t. 3), 1839 (t. 4)
    • En ligne, site biuSanté, t. 1–4
    • Voir aussi Google Livres
« La première et la deuxième partie (1831), et la moitié de la troisième (1834), sont des trois collaborateurs. Le reste de l'ouvrage, c'est-à-dire les quatre dernières parties (1835–1836–1837–1839) sont de M. Dezeimeris seul. »

 Jacques Raige-Delorme[12],[13],[14], coauteur

Contributions à des dictionnaires

En plus de son propre dictionnaire, Dezeimeris a contribué à :

  • Nicolas-Philibert Adelon, Dictionnaire de médecine ou répertoire général des sciences médicales considérées sous le rapport théorique et pratique, 2e  éd.[15],[5]
  • Jean-Zuléma Amussat, A. Andral, Marie Boivin et Jean-Eugène Dezeimeris, Dictionnaire des études médicales pratiques, Paris, 1838-1839, in-8, 5 vol. 
    « Seuls les cinq premiers volumes (lettres A à D) ont été publiés[16]. »

L'Expérience, périodique

  • Jean-Eugène Dezeimeris, Émile Littré, J. A. Henroz et Adam Raciborski (dir.), L'Expérience : journal de médecine et de chirurgie, 1837–1844[17]

Listes plus complètes

  • Médecine :
    En médecine, Dezeimeris a parfois utilisé les pseudonymes de Desgranges et de Halliday.
  • Agronomie : Liste donnée par Raige-Delorme, p. 375, n. 1[19]
  • En ligne : biuSanté donne une liste de publications en ligne qui comprend () des textes sur biuSanté, Gallica, archive.org, mais pas sur Google livres.
  • Liste de worldcat.org — « 87 travaux dans 166 publications[20]. »

Bibliographie

Notes et références

  1. 1 2
  2. 1 2
  3. 1 2
  4. Reinhold Dezeimeris (ill. Louis Blayot), Nos notabilités du XIXe siècle : Médaillons bordelais, t. I, Bordeaux, Féret et fils, (lire en ligne).
  5. Avril 2019.

Liens externes

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