Corneille Jean François Heymans

Corneille Jean François Heymans
Corneille Heymans en 1938.
Biographie
Naissance

Gand
Décès
(à 76 ans)
Knocke-Heyst
Sépulture
Campo Santo
Nom de naissance
Corneille Jean François Heymans
Nationalité
belge
Formation
Université de Gand
Collège Sainte-Barbe de Gand
Activités
Médecin, physiologiste, pharmacologue, professeur d'université, toxicologue
Père
Jean François Heymans (en)
Fratrie
Paul Heymans (d)
Jules-Marie Heymans (d)
Autres informations
A travaillé pour
University College de Londres
Université de Gand
Membre de
Académie des sciences de Heidelberg ()
Académie nationale des sciences
Académie royale des sciences de Suède
Académie nationale de médecine
Académie pontificale des sciences
Académie des sciences
Académie royale de médecine de Belgique
Distinctions
Prix Nobel de physiologie ou médecine ()
Liste détaillée
Prix Nobel de physiologie ou médecine ()
Doctorat honoris causa de l'université de Montpellier ()
Doctorat honoris causa de l'université de Paris ()
Doctorat honoris causa de l'université d'Alger (d) ()
Doctorat honoris causa de l'université de Bordeaux (d) ()
Plaque Schmiedeberg (d) ()
Doctorat honoris causa de l'université de Toulouse ()
Doctorat honoris causa de l'université de Franche-Comté ()
Ordre royal de l'Étoile polaire
Docteur honoris causa de l'université d'Utrecht
Docteur honoris causa de l'université de Turin
Grand officier de l'ordre de Léopold
Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem
Commandeur de l'ordre de Saint-Sylvestre
Docteur honoris causa de l'université de Gand
Vue de la sépulture.

Corneille Jean François Heymans, né le à Gand, Belgique et mort le à Knokke, Belgique, est un toxicologue et pharmacologue belge. Il est lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1938[1].

Biographie

Son père, Jean-François Heymans, est professeur de pharmacologie et recteur de l'université de Gand. Il a fondé l'Institut de pharmacologie et thérapie J. F. Heymans à la même université. C'est à cet endroit que Corneille travaille en collaboration avec son père.

Heymans amasse une foule de connaissances nouvelles dans les domaines de la toxicologie et de la pharmacologie, en pleine élucidation à cette époque, au carrefour de la chimie et de la physiologie : les barorécepteurs (cellules sensibles à la pression artérielles), les chimiorécepteurs (cellules spécialisées dans la réception de certaines substances chimiques messagers, l'hypertension d'origine nerveuse, des substances antagonistes de la nicotine, des drogues curarisantes (c’est-à-dire à effet paralysant à l'instar du curare), et bien d'autres.

Heymans élucide les mécanismes du fonctionnement des sinus carotidiens, découverts en 1923 par H. Ewald Hering. Il s'agit du renflement que présente la carotide interne immédiatement après la bifurcation de la carotide primitive. C'est là que se trouvent les terminaisons sensibles non seulement à la pression sanguine (les barorécepteurs), mais aussi - et c'est là justement l'apport d'Heymans - à la composition du sang, notamment à sa teneur en anhydride carbonique et d'autres substances. Ce sont les sinus carotidiens qui recueillent les informations permettant la régulation du pouls en fonction de la teneur du sang en CO2. En 1938, il est lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine « pour la découverte du rôle joué par le sinus et les mécanismes aortiques dans la régulation de la respiration[1] ».

Hommage

En 1970, l'union astronomique internationale a donné le nom de Heymans à un cratère lunaire.

Notes et références

  1. 1 2 (en) « for the discovery of the role played by the sinus and aortic mechanisms in the regulation of respiration » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1938 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 29 novembre 2010

Liens externes

  • icône décorative Portail de la médecine
  • icône décorative Portail du prix Nobel
  • icône décorative Portail de la microbiologie
  • icône décorative Portail de la Belgique
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons – Attribution – Partage à l’identique. Des conditions supplémentaires peuvent s’appliquer aux fichiers multimédias.